Studio être
Florilège — Les citations du récit, leurs sources et leurs traductions
Dans le récit par lequel s’ouvre la page d’accueil, une figure — l’Homme de Vitruve — pratique, et chaque posture qu’elle tient, sauf la roue, porte une phrase dans la marge. Cette phrase ne nomme pas la posture : elle dit à quoi servent les postures — l’alignement, l’attention, l’intelligence, la clarté, la conscience —, dans les mots des textes dont vient la méthode et des sciences qui l’étudient. Une phrase appartient au lieu où on la lit, non à la posture : une posture qui revient plus loin y dit autre chose. Le florilège réunit toutes ces phrases, lieu par lieu, avec les trois citations des chapitres.
Toutes les phrases de la marge viennent de textes de première main, du domaine public. Sauf mention du traducteur, ce sont des traductions du studio, faites à partir du texte original, qu’il soit sanskrit, grec, chinois, italien ou anglais ; les auteurs de langue française sont cités dans leur texte. Dans la version anglaise du site, quelques phrases reprennent une traduction ancienne du domaine public, dont le traducteur est nommé. Pour chaque phrase de la marge, l’entrée donne l’auteur (ou, à défaut, l’œuvre), la référence précise du passage et la manière dont il a été traduit ; selon le cas, l’édition suivie, ce qui a été coupé, la façon dont un mot a été rendu.
L’ouverture
À l’ouverture du manuscrit, la figure pratique seule, à son rythme, et la marge accompagne ses postures.
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Il faut se tenir droit par soi-même, non être redressé par d’autres.
Marc Aurèle, Pensées, III.5 - Référence
- Τὰ εἰς ἑαυτόν III.5, dernière phrase (grec : éd. J. H. Leopold, Teubner, 1908) ; cf. VII.12.
- Traduction
- Traduction du studio, qui développe « redressé » (ὀρθούμενον, tenu droit par un autre).
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Le yoga est l’habileté dans l’action.
Bhagavad Gītā, II.50 - Référence
- Bhagavad Gītā II.50d (yogaḥ karmasu kauśalam).
- Traduction
- Traduction du studio.
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Un sage tourna son regard vers l’intérieur, et se vit lui-même.
Kaṭha Upaniṣad, II.1.1 - Référence
- Kaṭha Upaniṣad II.1.1cd (4.1 en numérotation continue) : āvṛtta-cakṣus, pratyag-ātman ; « amṛtatvam icchan » omis ; pratyag-ātman (le soi intérieur) rendu par « lui-même ».
- Traduction
- Traduction du studio.
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L’homme ouvre les bras autant qu’il a de hauteur.
Léonard de Vinci, L’Homme de Vitruve, v. 1490 - Référence
- Venise, Gallerie dell’Accademia, Gabinetto dei disegni e stampe, inv. 228, texte sous le dessin ; Richter 1883, vol. I, § 343.
- Traduction
- Traduction du studio.
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Se concentrer, c’est fixer le mental en un seul point.
Patañjali, Yoga Sūtra, III.1 - Référence
- Yoga Sūtra III.1 (deśa-bandhaś cittasya dhāraṇā) ; deśa, « un lieu », rendu par « un seul point ».
- Traduction
- Traduction du studio ; cf. J. H. Woods, 1914.
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Sans sortir de ma maison, je connais l’univers.
Tao te king, chap. 47, trad. S. Julien - Référence
- Daodejing, chap. 47 (不出戶,知天下) ; trad. Stanislas Julien, Le Livre de la voie et de la vertu, Paris, Imprimerie royale, 1842, p. 174, telle quelle (domaine public).
- Traduction
- Traduction de S. Julien
Yoga classique
Dans « Yoga classique », la figure passe d’une posture à la suivante à mesure que l’on fait défiler la page, pendant que la plume trace le triangle ; la ligne « Des postures pour aligner le système tout entier » introduit la première phrase.
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L’āsana donne stabilité, santé et légèreté des membres.
Svātmārāma, Haṭha Yoga Pradīpikā, I.17 - Référence
- Haṭha Yoga Pradīpikā I.17 (Jyotsnā/Adyar, Bihar, éd. critique ; I.19 chez Pancham Sinh 1914 et GRETIL). « Légèreté » suit la vulgate aṅgalāghavam (l’éd. critique lit aṅgapāṭavam).
- Traduction
- Traduction du studio.
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L’attention est un effort, le plus grand des efforts peut-être, mais c’est un effort négatif.
Simone Weil, 1942 - Référence
- « Réflexions sur le bon usage des études scolaires en vue de l’amour de Dieu » (1942), dans Attente de Dieu, Paris, La Colombe, 1950, p. 119.
- Traduction
- Texte original.
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Le corps est le char ; l’intelligence, le cocher ; le mental, les rênes.
Kaṭha Upaniṣad, I.3.3 - Référence
- Kaṭha Upaniṣad I.3.3bcd (3.3 en numérotation continue), extrait : le premier pāda (le soi, maître du char) est omis.
- Traduction
- Traduction du studio.
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Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien.
Descartes, Discours de la méthode, I - Référence
- Discours de la méthode, Leyde, 1637, Ire partie, premier alinéa (AT VI, 2) ; « Car » initial omis, graphie modernisée.
- Traduction
- Texte original.
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L’eau immobile devient claire ; l’esprit immobile, plus encore.
Tchouang-tseu, chap. 13 - Référence
- Zhuangzi, chap. 13 « 天道 » (chapitres extérieurs), début : 水靜猶明,而況精神 ; l’immobilité de l’esprit, sous-entendue, est dite.
- Traduction
- Traduction du studio.
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Quand le mental s’apaise, celui qui regarde repose en lui-même.
Patañjali, Yoga Sūtra, I.2–3 - Référence
- Yoga Sūtra I.2–3 réunis : la condition posée en I.2 (yogaś citta-vṛtti-nirodhaḥ, que cite la page) et I.3 (tadā draṣṭuḥ svarūpe ’vasthānam), pour que la phrase se suffise.
- Traduction
- Traduction du studio.
Les trois portes
Au chapitre III, « La méthode », les phrases suivent les trois portes dans leur ordre — le corps, le souffle, le mental —, puis l’assise où s’achève la porte du mental.
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En réglant l’action, on règle indirectement le sentiment.
William James, Talks to Teachers, 1899 - Référence
- « The Gospel of Relaxation », dans Talks to Teachers on Psychology: and to Students on Some of Life’s Ideals, New York, Henry Holt, 1899, p. 201 ; extrait : la fin de la phrase (« and by regulating the action… we can indirectly regulate the feeling »), sans les incises sur la volonté.
- Traduction
- Traduction du studio.
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En pratiquant les étapes du yoga, on dissipe ce qui trouble, et la connaissance s’éclaire.
Patañjali, Yoga Sūtra, II.28 - Référence
- Yoga Sūtra II.28 (yogāṅgānuṣṭhānād aśuddhi-kṣaye jñāna-dīptir ā viveka-khyāteḥ), extrait : « ā viveka-khyāteḥ » omis ; aṅga (« membres ») rendu par « étapes », aśuddhi (« impureté ») par « ce qui trouble ».
- Traduction
- Traduction du studio.
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Des sens, le maître est le mental ; du mental, le maître est le souffle.
Svātmārāma, Haṭha Yoga Pradīpikā, IV.29 - Référence
- Haṭha Yoga Pradīpikā IV.29, vulgate (indriyāṇāṃ mano nātho manonāthas tu mārutaḥ) ; 4.1 de l’éd. critique, même texte.
- Traduction
- Traduction du studio ; cf. Pancham Sinh, 1914.
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L’esprit de l’observateur doit être passif, c’est-à-dire se taire ; il écoute la nature.
Claude Bernard, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, 1865 - Référence
- Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, Paris, J.-B. Baillière, 1865, Ire partie, ch. I, § VI, p. 40 ; extrait, coupé avant « et écrit sous sa dictée ».
- Traduction
- Texte original.
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Une lampe à l’abri du vent ne vacille pas : c’est l’image du mental maîtrisé.
Bhagavad Gītā, VI.19 - Référence
- Bhagavad Gītā VI.19 (yathā dīpo nivāta-stho neṅgate sopamā smṛtā | yogino yata-cittasya…) ; « l’image traditionnelle » condensée en « l’image ».
- Traduction
- Traduction du studio.
Les chapitres
Enfin, les trois citations qui ferment les chapitres I, III et V — Montaigne, Patañjali, Thoreau — sont données avec la référence que la page imprime.
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Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors.
Montaigne, Essais, III, « De l’expérience » -
Sthira-sukham āsanam. La posture : stable, et à l’aise.
Patañjali, Yoga Sūtra, II.46 -
Être éveillé, c’est être vivant.
Henry David Thoreau, Walden